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Musiques et Paroles

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A bicyclette

Version Le Dérailleur

Quand on partait de bon matin
Quand on partait sur les chemins
A bicyclette
Nous étions quelques bons voisins
Y avait l’marchand y avait l’médecin
Y avait l’taxis et l’musicien
Et le poète

On revenait à l’essentiel
On se sentait pousser des ailes
A bicyclette
Sur les routes et grandes artères
On a souvent vécu l'enfer
Pour ne pas s’écraser par terre
Comme une omelette

Faut dire qu'on y mettait du cœur
A fuir les gaz et les moteurs
Des pétrolette
Et depuis les années 1900
C’était devenu innovant
De se rendre dépendant
Des voiturettes

Quand on avait beaucoup d’affaires
On accrochait à notre derrière
Une charrette
On transportait à tout bout de champs
Qu’importe la taille du chargement
Du matériel, du gravillon
Et des palettes

Quand les nuages à l'horizon
Annonçaient en toute saison
Une douchette
On revêtait nos équipements
Le cœur fier à chaque instant
D’être au sec et bien portant
Sous les gouttelettes

Il n’y a rien de surhumain
D’organiser son quotidien
A bicyclette
Je rêve déjà des lendemains
Où l’on chantera tous ce refrain
Quand on ira sur les chemins
A bicyclette

Texte & arrangements sous Licence CC BY 4.0

Version d'origine: Yves Montand

Quand on partait de bon matin
Quand on partait sur les chemins
À bicyclette
Nous étions quelques bons copains
Y avait Fernand, y avait Firmin
Y avait Francis et Sébastien
Et puis paulette

On était tous amoureux d'elle
On se sentait pousser des ailes
À bicyclette
Sur les petits chemins de terre
On a souvent vécu l'enfer
Pour ne pas mettre pied à terre
Devant Paulette

Faut dire qu'elle y mettait du cœur
C'était la fille du facteur
À bicyclette
Et depuis qu'elle avait huit ans
Elle avait fait en le suivant
Tous les chemins environnants
À bicyclette

Quand on approchait la rivière
On déposait dans les fougères
Nos bicyclettes
Puis on se roulait dans les champs
Faisant naître un bouquet changeant
De sauterelles, de papillons
Et de rainettes

Quand le soleil à l'horizon
Profilait sur tous les buissons
Nos silhouettes
On revenait fourbus, contents
Le cœur un peu vague pourtant
De n'être pas seul un instant
Avec Paulette

Prendre furtivement sa main
Oublier un peu les copains
La bicyclette
On se disait c'est pour demain
J'oserai, j'oserai demain
Quand on ira sur les chemins
À bicyclette

© Francis LAI, Pierre BAROUH (oeuvre déposée à la SACEM)

Anama - Isabelle Jore & Aymeri Soler

Écouter Anama :

Ils ont d'abord changé mon nom, m'ont donné de jolis crayons
Je n'avais jamais vu d'avion, ils m'ont dit voici ta maison
Ils ont couvert toute ma peau de laine épaisse et de manteaux
D'où je viens le soleil est roi, je ne connaissais pas le froid

J'irai un jour dans l'autre sens à la recherche de ma naissance
Je retrouverai mon premier nom mais je sais où est ma maison

Ils m'ont d'abord montré la chambre où je dors seule en plein novembre
Je fais toujours le même cauchemar où je revois le grand dortoir
J'ai répété leurs mots étranges mais mon accent les dérange
Et dans ma tête tout se mélange avec les sons de mon enfance

J'irai un jour dans l'autre sens à la recherche de ma naissance
Je retrouverai mon premier nom mais je sais où est ma maison

Ils sont très grands, ils sont très blancs, ma peau est sombre comme l'ambre
Ils m'ont dit tu es notre enfant, on restera toujours ensemble

© Isabelle Jore & Aymeri Soler (oeuvre déposée à la SACEM)

Anti-cyclable

Version Le Dérailleur (Francis 4L)

Tu veux conduire tranquille mais là ça tombe mal
Au détour d’un virage tu freines sur la pédale
T’as fait gaffe aux vélos dans le miroir du rétro
On te remercie pas, on klaxonne après toi
Tu voudrais embrayer sans que ta voiture cale
Impossible de rouler, on avance de que dalle
Tu voudrais prier mon dieu qu’on en finisse
Impossible à doubler, ils te ralentissent

Anti-cyclable tu perds ton sang froid
Repense à ces minutes de supplice
Anti-cyclable bloqué derrière les cyclistes
Ce temps perdu qu’on ne rattrape plus

Enfumer ces gens est devenu ton passe-temps
En les asphyxiant tu deviens gênant
Dans ton désespoir tu roules sur les trottoirs
Tu veux passer devant, t’es déjà en retard
Tu fonces dans les ronds-points, t’as perdu tous tes points
Fini les courbettes, ta conduite est trop parfaite
Tu les engueule et là t’es pas le seul
Ils prennent tes libertés, tes places pour te garer

Anti-cyclable tu perds ton sang froid
Repense à ces minutes de supplice
Anti-cyclable bloqué derrière les cyclistes
Ce temps perdu qu’on ne rattrape plus

Texte & arrangements sous Licence CC BY 4.0

Version d'origine: "Antisocial" - Trust

Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale
Tu masques ton visage en lisant ton journal
Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro
Les gens ne te touchent pas, faut faire le premier pas
Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle
Impossible d'avancer sans ton gilet pare-balles
Tu voudrais donner des yeux à la justice
Impossible de violer cette femme pleine de vices

Antisocial, tu perds ton sang-froid
Repense à toutes ces années de service
Antisocial, bientôt les années de sévices
Enfin, le temps perdu qu'on ne rattrape plus

Écraser les gens est devenu ton passe-temps
En les éclaboussant, tu deviens gênant
Dans ton désespoir, il reste un peu d'espoir
Celui de voir les gens sans fard et moins bâtards
Mais cesse de faire le point, serre plutôt les poings
Bouge de ta retraite, ta conduite est trop parfaite
Relève la gueule, je suis là, t'es pas seul
Ceux qui hier t'enviaient, aujourd'hui te jugeraient

Antisocial, tu perds ton sang-froid
Repense à toutes ces années de service
Antisocial, bientôt les années de sévices
Enfin, le temps perdu qu'on ne rattrape plus

© Bernard BONVOISIN, Norbert KRIEF (oeuvre déposée à la SACEM)

Dernier hommage - Manigance

Tu veux des routes qui tracent
De la verdure goudronnée
Des cités qui menacent
La beauté des forêts
Et tu veux la luxure
Des pilules pour t'envoler
Tu roule à toute allure
Vers la finalité

Et si tu peux te retourner
Et rendre enfin sans te presser

Un dernier hommage à ces paysages
Que les hommes ont dévasté
Nos contrées sont les otages
De la machine à progrès

Oui ton monde est fragile
Tourne toi regarde-le
Un colosse aux pieds d’argile
Marchant sur du sable*
Et retourne à la source
Retrouve les sensations d'antan
Cet air qui rendait ivre
Et l'eau qui nous donnait la vie

Et si tu peux te retourner
Et rendre enfin sans te presser

Un dernier hommage à ces paysages
Que la norme a englouti
Issus d'un mauvais présage
Ils se perdent dans la nuit

Un dernier hommage à ces paysages
Que les hommes ont dévasté
Nos contrées sont les otages
De la machine à progrès

*Vers d'origines: Et conjugue au présent / Le verbe dépérir

© Didier DELSAUX, FRANCOIS MERLE (oeuvre déposée à la SACEM)

Encore et encore

Version Le Dérailleur

D’abord l’oubli de ton rencart
Tu fonces à vélo rattraper ton retard
Et t’entends à chaque fois que tu pédales
Comme un bout de métal un peu bancale
Et ça continue encore et encore,
C’est que le début, d’accord, d’accord

L’instant d’après autour de la chaîne
Les heures s’allongent comme des semaines,
Tu te retrouves seule, assise par terre,
A régler le dérailleur à l’arrière
Et ça continue encore et encore
C’est que le début, d’accord, d’accord

Quelque chose vient de tomber
C’est le frein de ton étrier
C’est toujours le même câble qui casse
T’es toutes seule au fond d’une impasse
Et les mains pleines de crasse

La même route que la nuit d’avant
Les mêmes camions deux fois trop grands
T’avances serrée dans un couloir
Tu t’arranges pour éviter les trottoirs
Et ça continue encore et encore
C’est que le début, d’accord, d’accord

Quelque chose vient de tomber
C’est le frein de ton étrier
C’est toujours le même câble qui casse
T’es toutes seule au fond d’une impasse
Et les mains pleines de crasse

Faudrait pas que ça puisse encore empirer
Faudrait pas qu’on te le vole encore une fois
Faudrait que tu l’attaches à longueur de journée
Dis-toi que même si un jour tu as du bol
Dis-toi surtout qu’il ne reviendrait pas
Ce serait dommage d’oublier l’antivol
D’oublier l’antivol
D’oublier l’antivol

Tu comptes les chances qu’il te reste
Une ou deux rustines dans ta veste
Tu avais dû rouler sur un bout de verre
Et tu cherches encore la bulle d’air
Et ça continue encore et encore
C’est que le début, d’accord, d’accord
Et ça continue encore et encore
C’est que le début, d’accord, d’accord

Y’a des écrous qui se défont
Y’a du jeu dans ta direction
C’est toujours le même câble qui casse
T’es toutes seule au fond d’une impasse
Et les mains pleines de crasse

Quelque chose vient de tomber
C’est le frein de ton étrier
C’est toujours le même câble qui casse
T’es toutes seule au fond d’une impasse
Et les mains pleines de crasse

Texte & arrangements sous Licence CC BY 4.0

Version d'origine : Francis Cabrel

D’abord, vos corps qui se séparent,
T’es seule dans la lumière des phares,
Et t’entends, à chaque fois que tu respires,
Comme un bout de tissu qui se déchire.
Et ça continue encore et encore,
C’est que le début, d’accord, d’accord

L’instant d’après le vent se déchaîne,
Les heures s’allongent comme des semaines,
Tu te retrouves seule, assise par terre,
A bondir à chaque bruit de portière.
Mais ça continue encore et encore
C’est que le début, d’accord, d’accord

Quelque chose vient de tomber
Sur les lames de ton plancher
C’est toujours le même film qui passe
T’es toute seule au fond de l’espace
T’as personne devant

La même nuit que la nuit d’avant
Les mêmes endroits deux fois trop grands
T’avances comme dans des couloirs
Tu t’arranges pour éviter les miroirs
Mais ça continue encore et encore
C’est que le début, d’accord, d’accord

Quelque chose vient de tomber
Sur les lames de ton plancher
C’est toujours le même film qui passe
T’es toute seule au fond de l’espace
T’as personne devant,personne

Faudrait qu’t’arrives à en parler au passé
Faudrait qu’t’arrives à ne plus penser à ça
Faudrait qu’tu l’oublies à longueur de journée
Dis-toi qu’il est de l’autre côté du pôle
Dis-toi surtout qu’il ne reviendra pas
Et ça t’fait marrer les oiseaux qui s’envolent
Les oiseaux qui s’envolent
Les oiseaux qui s’envolent

Tu comptes les chances qu’il te reste
Un peu de son parfum sur ta veste
Tu avais dû confondre les lumières
D’une étoile et d’un réverbère
Mais ça continue encore et encore
C’est que le début, d’accord, d’accord
Et ça continue encore et encore
C’est que le début, d’accord, d’accord

Y’a des couples qui se défont
Sur les lames de ton plafond
C’est toujours le même film qui passe
Toute seule au fond de l’espace
T’as personne devant, personne

Quelque chose vient de tomber
Sur les lames de ton plancher
C’est toujours le même film qui passe
T’es toute seule au fond de l’espace
T’as personne devant
Personne

Y’a des couples qui se défont
Sur les lames de ton plafond
C’est toujours le même film qui passe
Le même film qui passe

© Francis CABREL, Roger SECCO (oeuvre déposée à la SACEM)

Guidoline

Version Le Dérailleur

Dans ce quartier c’est la misère
Les vélocistes ont changé d’air
Ce fait banal ne date pas d’hier.
De temps en temps il y a des drôles d’affaires
Pour devenir propriétaire
D’un vélo sans la roue arrière.

Mais y’a deux pt’its lieux avec tout ce qu’il faut,
De bonnes âmes, de bons mécanos

Heureusement qu’il y a Guidoline
Les adhérents font des merveilles
Heureusement qu’il y a Guidoline
Sa vitrine et ses conseils

Guidoline, Guidoline

Ceux qui sont fiers de cette association
N’ont plus la tête dans le guidon
Et ça leur promet de belles évasions

Si eux n’existe pas, c’est ballot
Et qu’on délaisse tous nos vélos
On dira sûrement, que c’est vraiment trop

Mais y’a deux pt’its lieux avec tout ce qu’il faut,
De bonnes âmes, de bons mécanos

Heureusement qu’il y a Guidoline
Les adhérents font des merveilles
Heureusement qu’il y a Guidoline
Sa vitrine et ses conseils

Guidoline, Guidoline

Texte & arrangements sous Licence CC BY 4.0

Version d'origine : "Mandoline" - Michel Berger

Dans ce quartier y'a plus de misère
C'était écrit encore hier
Dans un journal, qui trainait par terre
De temps en temps il y'a des hommes d'affaires
Qui veulent construire des cages de verre
Des bureux et des espaces verts

Mais il y a deux petits yeux qui voient ça de haut
Deux petites flammes, comme des flamencos

Heureusement qu'il y a Mandoline
Petite enfant, petite merveille
Heureusement qu'il y a Mandoline
Mandoline danse au soleil

Mandoline, Mandoline

Tous ses grands frères sont des mauvais garçons
Qui finiront tous en prison
C'est ce qu'on leur promet, du haut des balcons

Si Dieu n'existe pas, le salaud !
C'est qu'il nous laisse tout sur le dos
Et on se dit souvent que c'est vraiment trop

Mais il y a deux petits yeux, qui voient ça de haut
Deux petites flammes, comme des flamencos

Heureusement qu'il y a Mandoline
Petit amour, petite merveille
Heureusement qu'il y a Mandoline
Mandoline danse au soleil

Mandoline, Mandoline

© BERGER MICHEL (oeuvre déposée à la SACEM)

Je ne suis pas écolo

Version Le Dérailleur

Les coup de pubs infâmes
Le bruit des rumeurs qui courent
Chaque jour me pousse
Sur un autre chemin
Quand j’arrive sur scène
Parce qu’en fait j’ai pris le train

Le soir en live sur «infos glam »
Alors que j’ai la flemme et qu’il faut
Saluer les fans
Qui me tendent les mains
Qui m’écrivent qu’ils aiment
Un bon musicien

C'est pour ça qu'aujourd'hui je suis fatigué
C'est pour ça qu'aujourd'hui je voudrais crier

Je ne suis pas écolo
J’ai un moteur sur mon vélo
Je ne suis pas écolo
Faut pas croire ce que disent les journaux
Je ne suis pas écolo, écolo

Je ne suis pas écolo
Mon smartphone me colle à la peau
Je ne suis pas écolo
Je mets la clim’ quand j’ai trop chaud
Je ne suis pas écolo, écolo

Quand les milliers de fans
Me suivent sur les réseaux je sais
Que c’est pour m’aider
A porter toujours plus loin
Nos idéaux et nos rêves
Et ça nous fait du bien

A coup de pubs infâmes
J’ai trouvé la trame écolo
Pour mourir célèbre
Il faut trier ses déchets
Même ceux que les autres
N’ont pas voulu jeter

C'est pour ça qu'aujourd'hui je suis fatigué
C'est pour ça qu'aujourd'hui je vais le crier

Je ne suis pas écolo
Quand les avions sont en promos
Je ne suis pas écolo
J’aime bien l’hiver quand il fait chaud
Je ne suis pas écolo, écolo

Je ne suis pas écolo
J’achète pas toujours quand c’est bio
Je ne suis pas écolo
Hier j’ai mangé au Mc’Do
Je ne suis pas écolo, écolo

Texte & arrangements sous Licence CC BY 4.0

Version d'origine : "Je ne suis pas un héro" - Daniel Balavoine

Les coups de poings dans l'âme
Le froid de la lame qui court
Chaque jour me pousse
Un peu plus vers la fin
Quand je monte sur scène
Comme on prend le dernier train

Même les soirs de drame
Il faut trouver la flamme qu'il faut
Pour toucher les femmes
Qui me tendent les mains
Qui me crient qu'elles m'aiment
Et dont je ne sais rien

C'est pour ça qu'aujourd'hui je suis fatigué
C'est pour ça qu'aujourd'hui je voudrais crier

Je ne suis pas un héros
Mes faux pas me collent à la peau
Je ne suis pas un héros
Faut pas croire ce que disent les journaux
Je ne suis pas un héros, un héro

Je ne suis pas un héros
Mes faux pas me collent à la peau
Je ne suis pas un héros
Faut pas croire ce que disent les journaux
Je ne suis pas un héros, un héro

Quand les cris de femmes
S'accrochent à mes larmes je sais
Que c'est pour m'aider
A porter tous mes chagrins
Et je me dis qu'elles rêvent
Mais ça leur fait du bien

A coups de poings dans l'âme
J'ai trouvé la trame qu'il faut
Mais pour mourir célèbre
Il ne faut rien emporter
Que ce que les autres
N'ont pas voulu garder

C'est pour ça qu'aujourd'hui je suis fatigué
C'est pour ça qu'aujourd'hui je voudrais crier

Je ne suis pas un héros
Mes faux pas me collent à la peau
Je ne suis pas un héros
Faut pas croire ce que disent les journaux
Je ne suis pas un héros, un héro

Je ne suis pas un héros
Mes faux pas me collent à la peau
Je ne suis pas un héros
Faut pas croire ce que disent les journaux
Je ne suis pas un héros, un héro

© Daniel BALAVOINE (oeuvre déposée à la SACEM)

La corrida

Version Le Dérailleur (Francis 4L)

Depuis le temps que je patiente
Dans cette voiture noire,
J’entends qu’on s’amuse et qu’on chante
Au bout du trottoir.
Quelqu’un est passé à deux roues
Il m’a doublé ce troubadour
Avec sa sa guitare, sa remorque,
Son vélo bien lourd

Dans les premiers moments, j’ai cru
Qu’il fallait seulement se détendre.
Mais cette voie est sans issue,
Je commence à comprendre.
Il s’est avancé devant moi,
Il espérait que je recule.
Je vais bien finir par l’avoir
Ce chanteur ridicule...

Est-ce que ce monde est sérieux ?

Dans tout Paris, je me souviens :
Les taxis, les autobus...
Je ne vais pas trembler devant
Ce pantin, ce minus !
Je vais l’rattraper, lui et son vélo,
Les faire voler comme un soleil !
Ce soir, la nana du Dérailleur
Dormira sur ses deux oreilles.

Est-ce que ce monde est sérieux ?

J’en ai poursuivi des cyclistes
Presque touché leurs guidolines
On les fait passer au feu rouge
Pour que je m’incline
Ils sortent d’où tous ces panneaux
Qui m’interdisent de circuler ?
J’ai jamais appris à me battre
Pour me stationner

Sentir l’essence qui m’entête
C’est fou comme ça peut faire du bien
J’ai prié la fin des bicyclettes
Dans tous Paris je me souviens
Je les entends rire lorsque je cale
Je les vois danser sur mes injures
Je pensais pas qu’on puisse autant
S’amuser à narguer les voitures

Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Si si hombre
Hay qué pagar de nuevo
Pagaremos parquimetros
Y otras ciclovias

Texte & arrangements sous Licence CC BY 4.0

Version d'origine: : Francis Cabrel

Depuis le temps que je patiente
Dans cette chambre noire,
J’entends qu’on s’amuse et qu’on chante
Au bout du couloir.
Quelqu’un a touché le verrou
Et j’ai plongé vers le grand jour
J’ai vu les fanfares, les barrières
Et les gens autour.

Dans les premiers moments, j’ai cru
Qu’il fallait seulement se défendre.
Mais cette place est sans issue,
Je commence à comprendre.
Ils ont refermé derrière moi,
Ils ont eu peur que je recule.
Je vais bien finir par l’avoir
Cette danseuse ridicule...

Est-ce que ce monde est sérieux ?

Andalousie, je me souviens :
Les prairies bordées de cactus...
Je ne vais pas trembler devant
Ce pantin, ce minus !
Je vais l’attraper, lui et son chapeau,
Les faire tourner comme un soleil !
Ce soir, la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles.

Est-ce que ce monde est sérieux ?

J’en ai poursuivi des fantômes
Presque touché leurs ballerines
Ils ont frappé fort dans mon cou
Pour que je m’incline
Ils sortent d’où ces acrobates
Avec leurs costumes de papier ?
J’ai jamais appris à me battre
Contre des poupées

Sentir le sable sous ma tête
C’est fou comme ça peut faire du bien
J’ai prié pour que tout s’arrête
Andalousie je me souviens
Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe
Je ne pensais pas qu’on puisse autant
S’amuser autour d’une tombe

Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Si, si hombre, hombre
Baila baila
Hay que bailar de nuevo
Y mataremos otros
Otros vidas, otros toros
Y mataremos otros
Venga, venga
Venga, venga a bailar…

© Francis Cabrel (oeuvre déposée à la SACEM)

Le temps
- Le Dérailleur

Qu’est-ce qui fait grandir mes enfants ?
Qu’est-ce qui fait fleurir le printemps ?
Qu’est-ce qui me rend nostalgique ?
Qu’est-ce qui fait vivre la musique ?
Qu’est-ce qui apaise mes blessures ?
Qu’est-ce qui fait battre la mesure ?

Le temps
On le voit passer souvent
On le perd de temps en temps
A oublier d’être présent
De profiter de chaque instant

Qu’est-ce qui réalise mes projets ?
Qu’est ce que je porte à mon poignet ?
Qu’est-ce qui est plus précieux que l’argent ?
Qu’est-ce qui fait bouger les gens ?
Qu’est-ce qui efface la rancœur ?
Qu’est-ce qui fait battre mon cœur ?

Le temps
On le voit passer souvent
On le perd de temps en temps
A oublier d’être présent

Le temps m’a vu naître et grandir, patiemment
Il veille sur mes heures chaque jour, chaque instant
Il m’a appris à relever les défis
Pour toi mon vieil ami
Cette chanson je te la dédie

Texte & arrangements sous Licence CC BY 4.0

Ma place dans le trafic

Version Le Dérailleur

Le jour se lève à peine
Je suis déjà debout
Et déjà je promène
Une guitare que je joue
Et le café qui fume
L’escalier que j’descends
Et le vélo que j’exhume
M’aident à prendre lentement
A prendre ma place dans le trafic (bis)

J’aimerais que quelqu’un vienne et me délivre
Mais celui que je viens de choisir
M’a donné deux roues pour survivre
Et une paire de gants en cuir
Et je reste, fidèle à ma promesse
De fuir les marchands de tapis
Qui m’ont fait dormir sur de la laine épaisse
Et qui tentent au bout de chaque nuit
De prendre ma place dans le trafic (bis)

Et quand je veux parler à personne
Quand j’ai le blues
Je taille la route jusqu’à Narbonne
En cycle douze !

Je suis un mutant, un nouvel homme
Je fais le choix de mon avenir
Je me parfume aux oxydes de carbone
Pour le meilleur et pour le pire
Je regarde, s’éloigner les rebelles,
Je me sens à l’étroit dans le métro
Mais j’ai juré sur ma foi éternelle
Pour qu’un jour le monde tourne à vélo
Faut que je prenne ma place dans le trafic (bis)

Et quand je veux parler à personne
Quand j’ai le blues
Je vais brancher mon Epiphone
Le volume à douze

Parce que quoique je dise
Et quoique je fasse
Il faut que passent les voitures noires

Je suis un mutant, un nouvel homme
Je fais le choix de mon avenir
je me parfume aux oxydes de carbone
Pour le meilleur et pour le pire
Il y a tellement de choses graves
Qui se passent dans mes rues
Que déjà mes enfants savent
Qu’il faudra qu’ils s’habituent
À prendre leur place dans le trafic (bis)

Texte & arrangements sous Licence CC BY 4.0

Version d'origine : Francis Cabrel

Le jour se lève à peine,
Je suis déjà debout,
Et déjà je promène
Une lame sur mes joues.
Et le café qui fume,
L’ascenseur qui m’attend
Et le moteur que j’allume
M’aident à prendre lentement…
A prendre ma place dans le trafic (bis)

J’aimerais que quelqu’un vienne et me délivre,
Mais celui que je viens de choisir
M’a donné juste assez pour survivre
Et trop peu pour m’enfuir.
Je reste prisonnier de mes promesses
A tous ces marchands de tapis
Qui me font dormir sur de la laine épaisse,
Et qui m’obligent au bout de chaque nuit…
A prendre ma place dans le trafic (bis)

Et quand je veux parler à personne,
Quand j’ai le blues,
Je vais décrocher mon téléphone
Et je fais le douze.

Je suis un mutant, un nouvel homme,
Je ne possède même pas mes désirs,
Je me parfume aux oxydes de carbone,
Et j’ai peur de savoir comment je vais finir.
Je regarde s’éloigner les rebelles
Et je me sens à l’étroit dans ma peau,
Mais j’ai juré sur la loi des échelles.
Si un jour je veux mourir tout en haut,
Il faut que je prenne ma place dans le trafic (bis)

Et quand je veux parler à personne,
Quand j’ai le blues,
Je vais décrocher mon téléphone
Et je fais le douze

Parce que quoi que je dise,
Quoi que je fasse,
Il faut que passent les voitures noires.

Je suis un mutant, un nouvel homme,
Je ne possède même pas mes désirs,
Je me parfume aux oxydes de carbone,
Et j’ai peur de savoir comment je vais finir.
Il y a tellement de choses graves
Qui se passent dans mes rues
Que déjà mes enfants savent
Qu’il faudra qu’ils s’habituent…
A prendre ma place dans le trafic (bis)
Ma place dans le trafic.

© Francis Cabrel (oeuvre déposée à la SACEM)

Quand on arrive en ville

Version Le Dérailleur

Quand tout l’monde roule tranquille
Dans sa voiture auto
C’est l’heure où les vélos descendent sur la ville
Qui est-ce qui fait de l’inter-file
Qui se prend pour un king
Qui pourrit ton footing
C’est toujours les cyclistes
Alors c’est la panique sur toutes les pistes
Quand on arrive en ville...

Quand on arrive en ville
On roule sur les trottoirs
On n’a pas l'air virils
Mais on fait peur à voir
Des gars sur des vélos
ça fait rire les motos
Mais quand ils sont à zéro
Dans leurs réservoirs
Ça fait comme un éclair dans le brouillard
Quand on arrive en ville...

Nous tous c’qu’on veut c’est être en paix
Voyager à moindre frais
On prend le temps de vivre le présent
Nous tous c’qu’on veut c’est être en paix
Voyager à moindre frais
On roule quand on veut toujours sans carburant

Quand on arrive en ville
On surgit de nulle part
Et c’est bien difficile
De nous voir dans le noir
Le jour on est tranquille
On fait gaffe aux panneaux
Le soir c’est "waterloo"
On déboule au hasard
Alors c’est la panique sur les boulevards
Quand on arrive en ville...

Quand la ville asphyxiée
Est noyée dans l’brouillard
Les gens qui marchent à pied n’ont plus d’échappatoire
On préserve la planète
Ça vous paraît bizarre
C’est pt’être qu’on est bé-bête
C'est pt'être par désespoir
Du moins c'est ce que disent les journaux du soir
Quand on arrive en ville

Nous tous c’qu’on veut c’est être en paix
Voyager à moindre frais
On prend le temps de vivre le présent
Nous tous c’qu’on veut c’est être en paix
Voyager à moindre frais
On roule quand on veut toujours sans carburant

Il est loin l’an 2000 et on a plus le temps
Si on change pas maintenant, demain il sera trop tard
Vélorution ce soir !
C’est le grand défilé
Si vous vous en moquez ne rentrez pas trop tard
De peur, qu'on égratigne vos Jaguars
Préparez vous pour le bazar
C'est la panique sur les boulevards
Quand on arrive en ville

Texte & arrangements sous Licence CC BY 4.0

Version d'origine : Michel Berger/Luc Plamodon

Quand tout l'monde dort tranquille
Dans les banlieues-dortoir
C'est l'heure où les zonards descendent sur la ville
Qui est ce qui viole les filles
Le soir dans les parkings
Qui met l'feu aux buildings
C'est toujours les zonards
Alors c'est la panique sur les boulevards
Quand on arrive en ville...

Quand on arrive en ville
Tout l'monde change de trottoir
On a pas l'air virils
Mais on fait peur à voir
Des gars qui se maquillent
Ça fait rire les passants
Mais quand ils voient du sang
Sur nos lames de rasoir
Ça fait comme un éclair dans le brouillard
Quand on arrive en ville...

Nous tout c'qu'on veut c'est être heureux
Etre heureux avant être vieux
On n'a pas l'temps d'attendre d'avoir trente ans
Nous tout c'qu'on veut c'est être heureux
Etre heureux avant être vieux
On prend tout c'qu'on veux mais en attendant

Quand on arrive en ville
On arrive de nulle part
On vit sans domicile
On dort dans des hangars
Le jour on est tranquille
On passe incognito
Le soir on change de peau
Et on frappe au hasard
Alors préparez vous pour la bagarre
Quand on arrive en ville...

Quand la ville souterraine
Est plongée dans le noir
Les gens qui s'y promènent ressortent sur des brancards
On agit sans mobile
Ça vous paraît bizarre
C'est p't être qu'on est débile
C'est p't être par désespoir
Du moins c'est ce que disent les journaux du soir
Quand on arrive en ville

Nous tout ce qu'on veut, c'est être heureux
Etre heureux avant d'être vieux
On a pas le temps d'attendre d'avoir trente ans
Nous tout ce qu'on veut, c'est être heureux
Etre heureux avant d'être vieux
On prend tout ce qu'on peut prendre en attendant

Quand viendra l'an 2000 on aura 40 ans
Si on vit pas maintenant, demain il sera trop tard
Qu'est-ce qu'on va faire ce soir ?
On va peut-être tout casser
Si vous allez danser ne rentrez pas trop tard
De peur, qu'on égratigne vos Jaguars
Préparez vous pour la bagarre
C'est la panique sur les boulevards
Quand on arrive en ville

© LUC PLAMONDON, BERGER MICHEL (oeuvre déposée à la SACEM)

Petite Roxy - Le Dérailleur

Oh petite chilienne
Venue de l’autre bout de la Terre
Semer en France des graines d’amour
Sans jamais penser au retour

Oh petite sirène
Tu es témoin de bien des drames
Mais ton coeur reste sans haine
Malgré le sang et les larmes

Oh petite déesse
Tu ensoleilles ma vie
De tes sourires et de tes rires
Qui décorent notre avenir

Oh petite fûtée
Y’a pas de raison de s’inquiéter
Le système D bien affûté
La débrouille c’est ton métier

Et pendant ce temps...

Sur la voûte céleste, Roxy, j’écris ton nom
A l’encre d’une chanson
Et le ciel scintille d’une constellation
Guidant mon cœur vers l’horizon

Oh petite bohème
Familière des vies austères
La liberté en bandoulière
Tu prends la vie comme un poème

Oh petite rockeuse
Tu tapes le tempo de ma vie
Veste en cuir, regard de défi
Le rock’n’roll en intraveineuse

Oh petite guerrière
Tu n'as pas peut d'être fière
De ta force, de ta bravoure
De ta parole sans détour

Oh petite mère
Seule face aux doutes amères
Pour que ton fils s'envole à son tour
Tu te batteras nuit et jour

Et pendant ce temps...

Sur la voûte céleste, Roxy, j’écris ton nom
A l’encre d’une chanson
Et le ciel scintille d’une constellation
Guidant mon cœur vers l’horizon

Texte & arrangements sous Licence CC BY 4.0

Ma bécane

Version Le Dérailleur

On croyait savoir tout sur l’amour
Depuis toujours,
Nos corps par cœur et nos cœurs au chaud
Dans le velours.
Et puis te voilà, ma bécane
Comme taillée dans le titane
Le ciel a même un autre éclat
Depuis toi.

Les hommes poursuivent ce temps
Qui court depuis toujours.
Voilà que t’arrives,
Et que tout s’éclaire sur mon parcours,
Assis ou débout, je me pavane
Sur un Peugeot ou un Gitane
Le ciel s’est ouvert par endroits
Depuis toi.

Pas besoin de phrases ni de longs discours,
Ca change tout dedans, ça change tout autour.

Finis les voitures qui tombent en panne,
Je roule en motobécane
J’ai presque plus ma tête à moi
Depuis toi.

Pas besoin de faire de trop longs discours,
Ca change tout dedans, ça change tout autour.

Pourvu que toujours tu m’accompagnes
Plus loin, plus fort ô ma bécane !
J’ai presque plus ma tête à moi
Depuis toi.

Texte & arrangements sous Licence CC BY 4.0  

Version d'origine : "Sarbacane" - Francis Cabrel

On croyait savoir tout sur l’amour
Depuis toujours,
Nos corps par cœur et nos cœurs au chaud
Dans le velours.
Et puis te voilà, bout de femme,
Comme soufflée d’une sarbacane.
Le ciel a même un autre éclat
Depuis toi.

Les hommes poursuivent ce temps
Qui court depuis toujours.
Voilà que t’arrives,
Et que tout s’éclaire sur mon parcours,
Pendue à mon cou comme une liane,
Comme le roseau de la sarbacane.
Le ciel s’est ouvert par endroits
Depuis toi.

Pas besoin de phrases ni de longs discours,
Ca change tout dedans, ça change tout autour.

Finis les matins paupières en panne,
Lourdes comme les bouteilles de butane.
J’ai presque plus ma tête à moi
Depuis toi.

Pas besoin de faire de trop longs discours,
Ca change tout dedans, ça change tout autour.

Pourvu que jamais tu ne t’éloignes
Plus loin qu’un jet de sarbacane.
J’ai presque plus ma tête à moi
Depuis toi.

Alors te voilà, bout de femme,
Comme soufflée d’une sarbacane.
Le ciel s’est ouvert par endroits
Depuis toi.
Oh ! Depuis toi…

© Francis Cabrel (oeuvre déposée à la SACEM)

Par delà le fleuve - Le Dérailleur

Tu rêvais de l'autre rive
Aux collines boisées
Là où chantent les grives
Où dansent les fées
Un paysage d'espoir
Aux prairies de lumière
Loin des géantes de fer
Parées de fumées noires

Et dans ma tête résonnent encore tes mots...

Là-haut sur la collinne
Le mirage se desinne
Chez nous les toxines
Ravagent et déciment
Des sépultures de plastique
Pour nos vies anecdotiques
Et quand les coups de feu
Emportent nos voeux
Les sirènes s'élèvent
En répression fatale

Et dans ma tête résonnent encore tes mots...

Par delà le fleuve
Au delà des collinnes
Avant qu'il ne pleuve
Partons loin, loin d'ici

Tu voulais franchir le fleuve
Rejoindre une terre neuve
Aggrippé au bastingage
Tu as tenu jusqu'au rivage
Et moi resté sur la berge
Les sanglots me submergent
Et si seuls les saules de la rive sont pleureurs.
Ici, seuls les sauts de nos rires sont bonheurs

Et dans ma tête résonnent encore tes mots...

Par delà le fleuve
Au delà des collines
Avant qu'il ne pleuve
Partons loin, loin d'ici

Pardonne-moi
Pardonne-toi
Si nos chemins
Se séparent ici

Pars de là
Fuis d'ici
Suis ton coeur
Qui te crie dans la nuit

Par delà
Loin d'ici
Je rêve d'un monde
Qui nous relie

Par delà
Au delà
Je rêve d'un monde
Qui nous rassemble

Texte & arrangements sous Licence CC BY 4.0

Telecaster

Version Le Dérailleur

Je rêvais chaque soir
En grattant la guitare de mon père
D'aller traîner dans les bars
Sur le modèle Rock Star, Angleterre
Je rêvais de traverser la Manche
Accroché aux hanches de ma Telecaster

C'étaient des nuits toutes d'un bloc
A creuser dans le Rock and Roll mystère
Jusqu'à trouver la note
Qui aurait mis tous mes potes d'équerre
Comme le noyé à  la branche
Accroché au manche de ma Telecaster

J'espérais qu'il reste une place de libre
Une heure de gloire
Quelque chose entre Gershwin et Mozart

Des places il n'en restait aucune
J'suis parti jouer pour pas une thune
Et "nowhere"
Des câbles pleins de bière
Et les amplis qui pèsent un enfer
Sur toutes les mauvaises planches
Accroché aux hanches de ma Telecaster

J'espérais qu'il reste une place de libre
Une heure de gloire
Quelque part entre Hendrix et Mozart

Et puis j'ai croisé cette asso
On y réparait des vélo, un coup de bol
J'ai passé des centaines de jours
A construire à mon tour une carriole
Debout dans la poussière blanche
Accroché au manche de ma scie circulaire

Texte & arrangements sous Licence CC BY 4.0

Version d'origine : Francis Cabrel

Je rêvais d'aventures
D'emprunter la voiture de mon père
D'aller traîner dans les bars
Sur le modèle Rock Star, Angleterre
J'rêvais de traverser la Manche
Accroché aux hanches de ma Telecaster

C'étaient des nuits toutes d'un bloc
A creuser dans le Rock and Roll mystère
Jusqu'à trouver la note
Qui aurait mis tous mes potes d'équerre
Comme le noyé à la branche
Accroché au manche de ma Telecaster

J'espérais qu'il reste une place de libre
Une heure de gloire
Quelque chose entre Gershwin et Mozart

Des places il n'en restait aucune
J'suis parti jouer pour pas une thune
Et "nowhere"
Des câbles pleins de bière
Et les amplis qui pèsent un enfer
Sur toutes les mauvaises planches
Accroché aux hanches de ma Telecaster

J'espérais qu'il reste une place de libre
Une heure de gloire
Quelque part entre Hendrix et Mozart

Et puis j'ai croisé cette fille
Ça m'a fait l'effet d'une aiguille, d'un éclair
J'ai joué des tonnes de blues
Dans toutes les caves de Toulouse pour lui plaire
Debout dans la lumière blanche
Accroché au manche de ma Telecaster

© Francis Cabrel (oeuvre déposée à la SACEM)

Vélo trans - Le Dérailleur

Moi j’étais un enfant
Qui avait du répondant
J’adorais ma bicyclette
Tout de rose et de paillettes
Un destrier de cœur
Hérité de ma grande sœur

A huit ans je répliquais
Aux regards des parents inquiets

Moi j’aime ce vélo
Peu m’importe sa couleur de naissance
Bleue, rose, blanc ou le trio
L’important c’est ta nuance

Une fois devenue ado
Je m’étais choisi un pseudo
Je chevauchais un biclou
Tout de bleu fait pour les casse-cous
Des suspensions qui secouent
Et des flammes sur les gardes-boue

A quinze ans je soutenais
Au regard d’une société

Moi j’aime ce vélo
Peu m’importe sa couleur de naissance
Bleue, rose, blanc ou le trio
L’important c’est ta nuance

Un jour j’ai défilé
A la marche des fiertés
Sur mon cheval d’acier
Aux milles teintes bariolées
J’ai repeint cadre et haubans
Aux couleurs de mon vivant

A vingt ans je m’en foutais
Des regards, des jugements discrets

Moi j’aime ce vélo
Peu m’importe sa couleur de naissance
Bleue, rose, blanc ou le trio
L’important c’est ta nuance

Texte & arrangements sous Licence CC BY 4.0

Vélo cargo

Version Le Dérailleur

(Vélo-cargo)
Trente-cinq jours sans ma voiture
Pneus crevés, mal garée
On vient de l’embarquer
Trente-cinq jours d’aventure
M’ont conduit à l’accepter
Vélo-cargo change ton sort

J’avance sur un vrai bolide
Bi-porteur, intrépide
La galère c’est du passé
Bières fraîches et jubilés
Le vélo c’est vraiment l’pied
Vélo-cargo oui j’adore

Et cette machine dans ma tête
Machine douce bicyclette
Et cette machine de compète
Qui fait de moi un athlète
Tatoue mon âme au garde-boue

(Vélo-cargo)
Lumière rouge et mains gantées
La guibolle est mon alliée
L’essence il faut payer
L’assistance, elle m’entraîne
En biplace sans aucune peine
Vélo-cargo sans effort


J’ai voulu tout débrider
Le moteur a cramé
J’voulais plus pédaler
La paresse a pollué
Mes envies de liberté

Et cette machine dans ma tête
Machine lourde bicyclette
Et cette machine qui s’arrête
Quand menace la tempête
Tu tombe en panne à mon dégoût

Texte & arrangements sous Licence CC BY 4.0

Version d'origine : "Cargo" - Michel Eli & Axel Bauer

(Cargo de nuit)
Trente-cinq jours sans voir la terre
Pull rayé, mal rasé
On vient de débarquer (cargo de suie)
Trente-cinq jours de galère
Et deux nuits pour se vider
La nuit, de suie, change de port,(cargo de nuit)

J'avance sur ce quai humide
La soie brûle comme l'acide
L'enfer va commencer (cargo de nuit)
Bières chaudes et narguilé
Chez Mario, tout oublier
Cargo de nuit, change de port

Mais cette machine dans ma tête
Machine sourde et tempête
Mais cette machine dans ma tête
Leitmotiv, nuit secrète
Tatoue mon âme à mon dégoût

(Cargo de nuit)
Lanterne rouge : je guette l'entrée
L'alcool est mon allié
L'amour, il faut payer (cargo d'ennui)
Virée grasse, elle m'entraîne
Vers l'angoisse et la rengaine
La nuit, d'ennui, change de port
[Refrain]

J'ai voulu tout chavirer
Mon espoir s'est échoué
J'en ai marre de ramer
La détresse a poluée
L'océan de mes pensées

Et cette machine dans ma tête
Machine sourde et tempête
Et cette machine dans ma tête
Leitmotiv, nuit secrète
Tatoue mon âme à mon dégoût
br> © Michel ELI, Axel BAUER (oeuvre déposée à la SACEM)

Une vie humble

Version Le Dérailleur

Ma mère me dit le jour de mes quinze ans
"Tu as bien grandi mon cher enfant
Ouvre ton esprit, entends mon vœu
Si tu le suis il t’offrira des jours heureux

Oh prends ton temps, vis le présent
Et les nuages sombres suivront le vent
Tu épouseras une femme et son enfant
Et n’oublie pas que la haut une force te veille à chaque instant

Et mène une vie humble et simple
Et deviens quelqu’un que tu aimes et tu comprends
Et mènes une vie humble et simple
Feras-tu cela pour toi, mon enfant ?

Ne cherche pas l’argent ni le pouvoir
Ta richesse est là, elle dort dans ton âme
Ne crains pas la peur de t’égarer
Suit toujours ton cœur pour te retrouver
Et tu peux sentir cela si tu essaies
Tout ce que je te souhaite, mon fils, c’est de vivre en paix

Et mène une vie humble et simple
Et deviens quelqu’un que tu aimes et tu comprends
Et mènes une vie humble et simple
Feras-tu cela pour toi, mon enfant ?"

Texte & arrangements sous Licence CC BY 4.0

Version d'origine : "Simple Man" - Lynyrd Skynyrd

Mama told me when I was young
"Come sit beside me, my only son
And listen closely to what I say
And if you do this, it'll help you some sunny day, ah yeah

Oh, take your time, don't live too fast
Troubles will come and they will pass
You'll find a woman, yeah, and you'll find love
And don't forget, son, there is someone up above

And be a simple kind of man
Oh, be something you love and understand
Baby, be a simple kind of man
Oh, won't you do this for me, son, if you can ?

Forget your lust for the rich man's gold
All that you need is in your soul
And you can do this, oh, baby, if you try
All that I want for you, my son, is to be satisfied

And be a simple kind of man
Oh, be something you love and understand
Baby, be a simple kind of man
Oh, won't you do this for me, son, if you can ?

Boy, don't you worry, you'll find yourself
Follow your heart and nothing else
And you can do this, oh, baby, if you try
All that I want for you, my son, is to be satisfied

And be a simple kind of man
Oh, be something you love and understand
Baby, be a simple kind of man
Oh, won't you do this for me, son, if you can ?"

© Lynyrd Skynyrd